Vos voix en mp3! (un don pour une bonne cause)

11 05 2008

  • Vous êtes un homme?
  • Vous avez envie de me faire un gros cadeau?

Bonjour Messieurs de la blogo et autres visiteurs incongrus!

 

J’ai envie de me payer un sale plaisir coupable avec vous.  Alors je me lance!

J’aimerais recevoir vos voix en cadeau pour joindre l’utile à l’agréable.  Je mexplique.  Mère-Grand me gronde souvent pour le message qu’on entend sur mon répondeur.  Il n’est pas convenable pour une femme seule de faire un message du type “Je ne suis pas là, laissez-moi un message”.  Mère-Supérieure trouve que ça incite au vol, sinon au viol.  Fière d’avoir modifié mon message pour “NOUS ne sommes pas là, laissez-NOUS un message”, Mère a salué avec peu d’enthousiasme la chose.  Je me suis donc dit “Je vais trouver une voix d’homme pour enregistrer le message pour moi“.  Faute d’avoir une voix d’homme, je me tourne vers la blogosphère pour dénicher des hommes volontaires pour m’offrir leur voix en cadeau.  

Alors c’est simple:

  • Envoyez-moi un fichier audio avec quelque chose qui ressemble à “Bonjour, vous avez rejoint X et (silence), nous sommes occupés, laissez-nous un message”.
  • Soyez créatifs ou pas! 
  • Remplacez “X” par votre nom où le nom masculin de votre choix (j’ai un faible pour les Tristan et les Raoul”.  Pas de nom féminin, ça serait drôle, mais ambigüe.
  • Le petit silence, c’est pour que je puisse insérer mon nom à 2 syllables. 
  • Soyez passionné, je vous jure que nous serons le plus beau couple audio jamais entendu! 
  • Je garderai les fichiers privés, mais me permettrai de faire des remerciements ici si vous le permettez!

Si j’avais une petite banque de 2-3 messages, je serais au 7ème ciel! (et je paie une bière en échange au prochain Yulblog)

À vos micros!!! Merci d’avance! (le courriel est sous paniqueurbaine[a]hotmail.com)

N’attendez pas! Faites le immédiatement, sinon vous allez m’oublier!




Un dimanche maternel

11 05 2008

Je suis au pays du 450 depuis samedi matin. J’ai traversé le pont, ou plutôt affronté les profondeurs maritimes via le charmant métro (tou-dou-douuuuu).  Je passe du temps entre amis et en famille, mais pourtant je m’ennuie. Ça manque de quelque chose, je ne saurais trop dire quoi. De folie peut-être!

Je me sens blasée, sous-stimulée. Je ne suis définitivement pas dans un mood famille. J’aimerais passer le week-end à cent lieux d’ici qu’avec des inconnus pour me réinventer un intérêt.  Elle est définitivement moche ma vie ici et la famille me ramène constamment à ce que je n’aime pas chez moi; me figer dans ce que je ne suis pas pour plaire.  Une peau de chagrin qui devient de plus en plus serrée, mon bonheur me faisant prendre de l’expension.

Mais c’est la fête des mères. Je porte présentement le tablier de maman et je prends une pause de cuisine pour faire valser mes doigts ici.  Salade de mangue verte épicée, riz aux champigons et homard seront mis à l’honneur par des doigts doués, orchestrés par un sourire figé qui aura hâte de retourner entre ses 4 murs qui respident encore l’humidité cubaine de la valise éventrée.

De la mer des caraïbes, je n’ai rien conservé, si ce n’est de ce vague à l’âme qui s’étire et se brise au rocher de ma raison.




Bilan bucal de la semaine

10 05 2008

Nombre de bouches embrassées entre lundi et vendredi: 5

Yeah baby! C’est le printemps!

(À ceux qui chialeront pour le manque de substance et la vantardise de ce propos: sachez que j’assume totalement! Et puis, ce n’est pas joli la jalousie! Mais avant d’en mourir, sachez que si je publie ce billet, c’est qu’il détonne de mon désert charnel habituel. )




Cuba jour 1

10 05 2008

1 heure de voiture.

3 heure d’aéroport.

3 heure d’avion.

1 heure de bus.

30 minute de signature à la réception de l’hôtel.

5 minutes de marche jusqu’à l’habitation.

1 chambre fraîche.

1 noirceur enveloppante.

1 idée ambitieuse: collons les lits pour la nuit.

2 corps qui se dévorent toute la nuit, en cycles sommeil-fusion joués en boucle, se conjuguant au féminin-pluriel.




Décompte/platitude du vendredi

9 05 2008

C’est immanquable.

Je n’ai jamais rien de prévu le vendredi soir. Je m’y prends trop tard pour la créativité et je finis comme plusieurs, la langue à terre, la bouche poussiéreuse et les cernes en dessus des bras à me dire “avoir eu quelque chose de prévu, j’aurais trouvé l’énergie de m’y rendre, mais là, faute d’une capacité d’improvisation, c’est peine perdue”.

Vous avez déjà tous déserté vos ordinateurs pour la plus part, msn est une ville fantôme, on y voit d’ailleurs rouler une boule de foins sur fond de musique western. Vous êtes en route vers un souper ou afférés à vous mettre beaux pour une soirée endiablée et prometteuse.  Moi je suis ici, nostalgique, à faire un brin de ménage et à me demander quoi faire. (je vais passer sous silence la musique kétaine dans mes oreilles)

Voici pour l’instant mes “must” de la soirée:

  • Aller à l’épicerie chercher mes yogourts gratuits
  • Aller déposer 2 chèques de mon ex au guichet

Quelqu’un me bat au concours de la platitude du vendredi?




Marie-Sissi Labrèche à cabine C avec Christiane Charette

9 05 2008

Vraiment, cette femme me trouble.

Elle me fascine, m’étourdie et m’épuise.

Je l’admire avec crainte, dans la mesure où je reconnais en elle une partie de moi qui pourrait vieillir, mûrir et s’accoler parfaitement à un morceau de la femme qu’elle est.

Le chemin de ma folie, en déroute, cavale dans un sentier parallèle au sien.

Manu: On fait un pot commun et on partage? :D




Il m’a dit “Je t’aime”

9 05 2008

Sous mes doigts, le loup est devenu agneau. Il a rentré ses crocs un instant et j’ai cru, dans ce moment présent étiré d’heures en heures où mes mains méprenaient le poil pour de la laine, que tout les rêves étaient encore possibles.  J’ai cependant compris qu’à chaque instant où mes doigts quittaient son derme, cessant de démêler les bouclettes et de dénouer les nœuds,  la rage s’exprimait hors des pores de peau empoisonnant son rapport à l’extérieur.

Du sable plein les sandales, le loup à l’autre bout de la bergerie, le poison commença à gicler.

Il m’a dit “Fuis, tu me fais mal”.

J’ai reculé, résignée à croire qu’il me faisait bien plus de mal que je ne lui en ferai jamais.

Il s’est avancé de nouveau, résolu à compenser la distance de mon recul.

Et puis il m’a dit “je t’aime” et moi j’ai compris “je vais t’avaler”.

J’ai tout quitté: le lieu, la proximité, le poison, l’intimité, les souvenirs, les rêves, la laine, le poil et la bergerie.




Embrasser l’embarras dans de beaux draps (Cuba jour #2)

8 05 2008

Embrasser est un verbe qui se conjugue dans l’intimité. J’ai pourtant souvent troqué l’intimité pour le désir, n’ayant pas besoin de connaître l’autre au-delà de cette sensation en moi d’attirance à son endroit. Ainsi, au fil du temps, je suis devenue une sérial-kisser, une femme qui aime embrasser tout simplement, peu importe où cela mène.

 

Malheureusement, ce comportement est souvent freiné par la peur de blesser ou de créer de fausses attentes. Gâcher ce moment magique où on approche doucement ou violement ses lèvres de celles de l’autre en lui murmurant « j’ai seulement envie de ta bouche sans conséquence » a quelque chose d’étrange, surtout lorsque l’autre gèle et demande une explication en bonne et due forme.

 

En voyage à Cuba, pays des mœurs légères, j’étais heureuse de pouvoir simplement me laisser aller à mes envies. Soir #2 : Rencontre avec un bel homme avec qui j’ai dansé toute la soirée. Nous nous sommes embrassés, nous avons marché sur la plage et je suis sagement rentrée me coucher seule, avec Marie, le remerciant pour la soirée.

 

Si j’arrêtais le récit ici, ce serait idyllique. Mais voilà l’extrait de la discussion qui a eu lieu le lendemain midi :

  • Suis-moi. Je veux faire l’amour avec toi.
  • Heu… non! Je ne veux pas. (« Faire l’amour », mais quelle expression étrange dans ce contexte!)
  • Mais je croyais qu’on se plaisait.
  • Peut-être un peu, mais pas assez pour que j’aie envie de baiser avec toi. (En fait, je ne le désirais pas du tout, il était beau et gentil mais me laissait froide comme un glaçon. J’ai dit ça pour ne pas trop blesser son égo.)
  • Mais tu es intelligente, tu devais bien savoir que je te désirais. (C’est de la manipulation vous croyez? Hihihi!)
  • Je suis effectivement intelligente (non mais pour qui il se prend d’en douter?), mais je ne me sens pas obligée de baiser avec quelqu’un que j’ai embrassé en dansant bien ivre à la discothèque hier soir. (Je commençais à en avoir raz le pompon!)
  • Il doit y avoir une autre raison. Je ne te crois pas que tu ne me désires pas assez.
  • (Réflexion à savoir si j’allais lui faire l’honneur d’être gentille) Mon cœur appartient à quelqu’un au Canada. Je ne ferai rien de sexuel ici. (Bullshit! Et dire qu’on ment si souvent pour ne pas blesser les autres…)
  • Mais tu m’as embrassé, qu’en pensera ton fiancé?
  • (Réflexion à savoir si j’allais lui arracher la tête ou le sexe en premier) Ça ne te regarde pas. Au revoir.
  • Je suis fâché contre toi. Tu me brises le cœur. Je me sens utilisé. Tu m’as manipulé. Tu as profité de moi.

 

Le comble de l’ironie, c’est de se faire reprocher par un G.O. de l’avoir manipulé à tomber en amour avec soi.

 

On nage dans l’absurde.

 

***

 

Pour Circé : Oui, ma vie est un soap.




Yulblog

8 05 2008

Dans le but unique de satisfaire un collègue qui m’est cher, voici mon récit yulbloguesque. (La prochaine fois, si tu ne viens pas, tu n’y auras pas le droit!)

J’ai encore un référentiel du sud, une normalité toute cubaine qui cherche les regards en ma direction et scrute les hommes avec envie. Après avoir dormi 14h et rêvé d’une (On dit “un power nap” selon Manu) power-nap pré-sortie, me voilà dans mes talons en direction du yulblog. Fatiguée mais étriquée comme une championne du low profil, j’ai franchi le seuil de la porte avec assurance, l’assurance de passer une charmante soirée, courte et tranquille.

Mais voilà que certains êtres ont chamboulés mes intentions. Certains au nombre de 3 à qui je n’aurais rien refusé, si les invitations avaient sifflés à travers les dents montrées lors des bisous d’au revoir prématurés. Puis il y a eu Lesli qui me confie pouvoir satisfaire plus d’une femme à la fois tout en évoquant sans pudeur se masturber deux fois par jour et être ouvert à donner des leçons particulières, ces baisers-passion au pluriel, spontanés et inattendus, pris ou reçus. Un échange de numéro imprévu, improbable et tellement surréaliste, un baiser improbable mais si agréable, couronné par ce charmant chauffeur de taxi insistant qui voulait monter avec moi à mon appartement.

Vraiment, décadence, quand tu nous tiens!




Billet #500

7 05 2008

Billet numéro 500 pour un blogue on/off qui a maintenant 5 ans.

J’aimerais écrire quelque chose de touchant ici, un remerciement à vous pisser le coeur par les yeux, mais voilà que je suis cernée, en décalage émotif d’un post voyage, brûlée mais motivée à sortir ce soir.

Les jolis mots cramponnés à une puissante envolée littéraire attendront. Je vous dirai simplement: Merci d’être au rendez-vous!

Ce soir je serai au yulblog!

Bisous à tous!

Panique




La honte

7 05 2008

Avant qu’on ébruite la nouvelle, je vais assumer mon kétainisme et vous avouer ma honte des derniers jours. Plus j’en parle, plus je suis confortable à l’idée de m’afficher telle quelle.

C’était samedi matin. Un déjeuner copieux et un cafe con leche avec liqueur de café près de la piscine plus tard, Marie et moi composions de petits mots sympathiques pour nos amis que nous délaisserions sous peu. Le dj, sentant l’émotivité à notre table, a inséré un cd et a quitté son poste. Ainsi, Marie et moi avons crié en choeur “KÉTAIIIIIIIIINE” en entendant les premirères notes de ce qui s’annonçait une pénible compilation d’âmes torturées des années 80.

Et puis la honte. Marie et moi avons fondu en larmes sur “Without you” de Mariah Carey, “Sacrifice” d’Elton John, “It must have been love” de Roxette et “I wanna know what live is” de Foreigner.

Pathétique, mais tellement vrai! Oui oui, derrière ce “front” de femme forte je suis une petite fleur bleue romantique mais attention, il ne faut pas me marcher dessus!




Merci aux nominants de la part d’une nominée

7 05 2008

Quelle belle surprise pour mon retour de voyage!

Bien que mon blogue ait été muet pendant 6 jours (prolongation de vacances oblige) je me suis retrouvée en nomination dans 2 catégories du Blogu’Or 2008!

Comme je n’arrive pas à savoir qui m’a nominée, je fais des sincères remerciements ici à ceux qui s’y reconnaissent!!! (Mais vraiment, je me serais plutôt vue dans une catégorie où je n’ai pas été nominée, c’est dire comme on se voit mal!)

Je suis nominée pour “Meilleure Bitcheuse” et “Meilleure Blogueuse”!

Pour la meilleure blogueuse, c’est flatteur, mais c’est archi faux… mais j’y travaille! Hihihihi! A suivre pour les Blogu’Or 2009 ou 2010!

Concernant la meilleure bitcheuse, je ne sais trop quoi en penser.  Moi qui fait attention pour adoucir mes propos, vous n’avez vraiment aucune idée à quel point ça pourrait être pire! De grâce, ne m’y encouragez pas!

Allez voter pour vous blogues préférés où profiter de ces nominations pour faire de belles découvertes!

Au fait, il y aura un gala/souper tangible? J’ai quelques paires de stiletto qui me supplient de prendre l’air.




Ce bon roman cubain

7 05 2008

Mon voyage est à l’image d’un bon livre. Je l’ai ouvert avec envie et curiosité, je l’ai dévoré et avec regrets je dois le refermer, ne sachant comment vivre avec l’idée de ne connaître ces personnages que figés dans cette histoire où je connais déjà le début et la fin.

Plusieurs moments me manquent déjà. J’ouvre le livre à l’occasion pour relire certains chapitres:

  • Les discussions sur l’oreiller avec Marie.
  • Coller les lits pour dormir au chaud contre Marie.
  • Les douches frivoles et rigolotes avec Marie.
  • Le flirt au quotidien avec Suga, le cubain d’Alaska qui regrette que je n’aie jamais succombé à son charme.
  • Danser en quasi transe dans l’amphiteatro.
  • Les cafe con leche au déjeuner et au bord de la piscine en soirée.
  • Les bisous d’amitié cubains sonores, répétitifs et sur une seule joue.  J’en garderai l’habitude, tenez-vous le pour dit, mes bisous seront différents.
  • Les “hola” lancés à chaque croisement humain, connu/inconnu/femme/homme.
  • Le sourire contagieux du cubain gai pour qui j’ai eu un coup de foudre d’amitié.
  • Lui: son odeur, son dos, sa chaleur, le soleil de sa peau, sa créativité, sa rigueur, sa perversité et son regard.

***Soupires***

Le charme est rompu. Je consignerai mes fiches de lecture ici avant de sagement ranger ce bouquin dans ma bibliothèque.




Summum de la honte

7 05 2008

J’ai honte.

Non pas pour moi, mais pour quelqu’un d’inconnu qui habite mon immeuble.

Hier soir, alors que j’étais partie raconter en primeur mon voyage au copain Carl, quelqu’un a laissé des fleurs et un mot à mon intention à l’entrée de mon immeuble à 20h30.

Le billet disait “À laisser devant l’apappartement #XXX”.

Je suis arrivée chez moi à 21h et il n’y avait rien dans le portique. Quelqu’un s’est emparer de mon présent.  Pouvez-vous le croire? Honte à cette personne.




Éventrer

7 05 2008

Hier soir, suite à deux bières et une discussion fort intéressante (comme toujours) avec ma muse, j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai éventré ma valise et mon cœur à la fois.  Une forte odeur d’humidité, de sable et d’air salin, jumelé aux souvenirs éparses, des morceaux d’eux, d’un nous au féminin et d’un nous hétérogène qui filaient entre les vêtements m’ont donnés le vertige.

Quelques larmes ont coulés. Ça y est; le voyage était bel et ben terminé.  Je dois préparer mon arrivée. Pourtant, une partie de mon référentiel et de ma norme est restée là-bas. Le rythme de vie, le temps qui s’étire, les soupers tardifs annonciateurs de folles soirées, la paresse de vivre comme mode de vie, et la femme hissée au statut de merveille du monde.  Se faire regarder avec désir, c’est si bon.

J’ai dormi pendant 14h cette nuit.  C’est dire comme la fatigue physique et émotive s’était accumulée.

Je garde mes souvenirs de voyage pour moi encore quelques heures, comme de précieux bijoux que je conserve jalousement. Ensuite, je vous en ferai le récit pimenté.  Sourires assurés. Vous savez comme je suis douée pour attirer le pétrin!




Un retour sans tambour

6 05 2008

Un retour sans tambour ni trompette.

Une arrivée qui s’étire dans le temps vu l’absence de visages familiers croisés depuis que j’ai déposé mes valises à l’aéroport.

Un silence entre quatre murs duquel je n’avais pas gardé souvenir.

Et une valise encore debout près de la porte, fière, qui me nargue de ses fermetures éclairs étincelantes.  Comme si elle me mettait au défi de l’attraper par le collet et la sortir. “Allez, embarque ma belle, on ira pas vite”.

Non, je ne serai définitivement pas revenu tant que je n’aurai pas éventré cette tentatrice pour y classer par couleur ses organes défraichis.

En attendant, je suis en apesanteur. À mi-chemin entre le rythme d’ici et celui de cuba, dans une zone internationale, un duty free de l’âme incapable de se résigner à quoi que ce soit, sinon flotter encore un peu.




Des nouvelles d’ici

6 05 2008

Pour ce voyage qui ne devait durer au final que 7 jours mais qui s’est étiré jusqu’au 12ème jour par plaisir et retard de vol, pardonnez-moi ce long silence.

Des anecdotes à la tonne suivront.  Oufff… il n’y a que Panique pour vivre ce genre d’aventures!!! Un condensé comme je n’en ai jamais vécu!

à suivre…




La conquérante

29 04 2008

Dans ses bons jours, elle pouvait conquérir le monde d’un regard. Elle sourit, jolie, mignonne, flaire la proie et carbure au défi et enflamme le pétard. La facilité la refroidissait. Elle n’y pouvait rien; ce qui est gratuit ne brillait pas autant à ses yeux. Les étincelles lui étaient donc vitales et son père lui avait enseigné l’importance de travailler pour ses rêves.

 

Mais la dernière fois qu’elle a vu des étincelles, qu’elle a foncé sur un mec sans safty net, elle a fini par s’immoler dans une cours d’école tard le soir près de chez lui. Pas de témoin. Pas de samaritain. Une sirène d’ambulance ou de pompier qu’on écoute d’une oreille distraite sans savoir qu’il s’agit d’un proche.  

 

Juste un mot qu’elle avait fourré dans sa boîte aux lettres avant son geste « J’étais tellement trop pour toi, et toi, tellement pas assez pour nous. C’est moi qui aurais dû te jeter et pas l’inverse ». Il ne comprit pas vraiment.  Encore moins sa dernière volonté, à laquelle il se résigna à force de pression sociale, qui était de répandre les cendres dans son propre jardin.




Son fardeau et elle ne seront pas des personnages de mon conte

28 04 2008

Elle a un charme certain. Son port de tête m’envoûte, je ne sais trop pourquoi. Sa nuque, jamais totalement dégagée, m’interpelle.  J’aimerais y déposer un chaud baiser lent, appliqué avec le plus grand contact de lèvre possible. Un baiser qui se détache par un soupire chaud qui vient faire frissonner l’humidité laissée sur cette peau tendre et tiède. J’aimerais la frivolité d’un baiser volé, bêtement, en cours de route vers un objectif. Un arrêt en mi-parcours, une pause tendresse circonscrite dans un court lapse de temps.  Mais voilà que j’ai peur de me prendre les pieds au tapis shagy de ses ennuis. Un sable mouvant duquel je refuserais les perches. Une femme rincée d’un mépris abject qu’on laverait et cajolerait à l’infini.

 

Elle me trouble mais je ne lui ai jamais dit. Les occasions n’ont pas manqué mais je n’ai pas osé. Je lui dis des politesses « bonjour », « bonsoir », « comment vas-tu Mignonne » et je poursuis mon chemin hors du danger.  Elle a ses petites manies qui m’aident à demeurer dans le rôle de l’observatrice passive, impressionnée. J’aimerais, mais je n’y fais rien. J’admire et me retiens de par mes envies alambiquées.  Rien parce qu’il y a déjà trop de personnages dans mon conte et je ne saurais me résigner à en tuer quelques-uns uns pour lui faire une place.  Mignonne, je vis dans un roman où le nombre de personnage nous empêche d’en mémoriser les noms et d’en suivre les parcours.

 

- Tu voulais savoir à quoi je pensais tantôt? C’est à ça que je pensais quand je t’observais me sourire tout en embrassant langoureusement cet homme tiède.

 

Elle était désormais muette et stoïque. Une femme de mots, pourtant.  Je me suis dirigée au vestiaire, j’ai enfilé mon manteau en mode quasi-automatique alors qu’avec ce sourire désarmant elle s’est conduite d’un pas ferme vers moi.

 

-         Tu ne quittes pas tout de suite hein? Reste encore un peu avec moi s’il te plait!

 

C’est alors que je t’ai souris. Elle croyait que j’allais rester, elle a avancé les mains vers moi mais j’ai profité du moment où elle a baissé le regard par gêne ou pour mieux sentir le moment pour claquer la porte en regrettant qu’il n’y ait plus de neige dehors pour m’y étendre.




Ma belle, je veux exposer ta chaire à canon

27 04 2008

Sur ta peau en morceaux

Des lambeaux iso

Des moins que rien

Étreints dans les liens

Des absences de sens

D’une provenance d’abondance

Des retraits en billets

Sans regret ni rejet

Des parties anéanties

Par des envies assouvies

Le derme lacéré, ravagé

Par des acuminés grisés.